Porneia delights

— Alors que je cherchais quelques ouvrages sur les systèmes embarqués, je me suis retrouvé à lire l'introduction d'un texte (sur l'embarqué bien sûr) qui résumait parfaitement l'idée de la banalisation des performances. Je vous met à disposition la partie du texte que j'ai trouvé très pertinente la dessus, mais sachez que la version complète est disponible ici : Construction d'un système LINUX embarqué.

Voici l'extrait :

La chute vertigineuse des couts du hardware ces dernières années a provoqué une inflation dans l'espace utilisé par les systèmes d'exploitation modernes. Alors que certains d'entre nous ont débuté avec 1Ko de mémoire vive et un système sur 8Ko de ROM (le ZX-81 !) il n'est pas rare aujourd'hui de voir des adolescents pester contre le PII de l'année précédente qui n'affiche pas assez vite les formes plantureuses de Lara Croft :-)

La banalisation des performances a quelques effets pervers:

L'exemple de plus flagrant de cette course à la consommation est bien entendu le système MS Windows et les applications associées pour lesquelles chaque version est accompagnée d'un certain embompoint compensé par l'achat de la dernière carte 3D, de quelques Go de plus ou d'une barrette de RAM supplémentaire.

La tendance n'épargne pas les systèmes LINUX dont les distributions les plus célèbres prennent de plus en plus de poids. J'ai longtemps utilisé ma première distribution avec un kernel 0.99 puis 1.0 sur un 486SX25 avec 8Mo de RAM, peux-t-on l'imaginer sur les distributions standards d'aujourd'hui ?

Un avantage notable avec LINUX est la complète transparence du système. Un utilisateur averti pourra à partir d'une configuration standard créer un système très optimisé tant au niveau de l'espace disque que de la mémoire utilisée. A partir d'un certain niveau extrème de réduction, on pourra parler de système embarqué (embedded ou embeddable).

En tout cas merci à Pierre Ficheux pour avoir écrit ce texte (pas que l'introduction bien sûr).


Cet article a été exhumé par illovæ avec l'aimable autorisation de son auteur.

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Vulnerant omnes, ultima necat. Sic transit hominis regnum.
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